Gabrielle Neuville, photographie et formation
J'aime l'artisanat, les vieux films en noir et blanc, Belmondo, la musique sacrée, les longues randonnées en montagne, l'aquarelle et les vieux bouquins.
Le dix-neuvième siècle me fascine par bien des aspects : effervescence politique, culturelle, architecturale, artistique, conquérante, intérieure aussi. Je m'évade souvent au plus profond de mon âme d'enfant pour me laisser bercer par le bruit des vagues qui, dans une symphonie d'une douceur éclatante, rongent généreusement les falaises du pays de Caux, tantôt blanches ou bleutées, tantôt or ou rosées.
Les Romantiques et les Impressionnistes sont de très fidèles compagnons d'évasion et je plonge bien souvent dans leurs chefs d'oeuvre avec avidité.
Je fais souvent référence à des répliques de films, mais j'aime surtout lire tard dans la nuit. De tous les écrivains sentimentaux, psychologiques et romanesques, Alexandre Dumas est - de très loin - mon préféré. Je ne lis plus rien d'autre.
Si je devais choisir pour amis des héros de la littérature, je m'entourerais d'Athos, Aramis, Porthos et d'Artagnan. Loyauté, esprit d'aventure, tendresse, générosité, témérité, courage, sagesse, autant de valeurs fortes qui transforment ce quatuor en une passerelle vers un univers juste, franc et joyeux dans lequel on trouve refuge si aisément.
Il faut avoir l'âme généreuse pour exercer un métier de l'émotion.
Alors, non seulement mon regard amusé se plait à vous offrir un court reportage de vos éclats de vie, mais mon coeur passionné se réjouit aussi à transmettre quelques skills (faisons semblant que nous maîtrisons le jargon LinkedIn un court instant s'il vous plait) à ceux qui veulent plonger dans l'univers de la photographie, en leur apprenant à traduire la lumière, à la laisser les traverser, et à en cueillir quelques éclats au passage.
Toute une histoire ...
Je n'ai jamais su dessiner, mais j'ai toujours aimé observer les images qui racontaient la simplicité d'un événement avec génie, douceur et panache ! Mon regard était d'abord happé par la palette de couleurs puis s'attardait ensuite sur une petite étude de la lumière ; enfin, je reculais et je découvrais réellement la scène et son sujet.
Vous connaissez Turner ? Un génie.
J'ai donc fini par imaginer des tableaux bien à moi dans mon palais mental, assise dans l'herbe, pieds nus, au fond du jardin de mes parents, dans le verger en fleurs. Il suffisait d'observer danser les hirondelles au crépuscule des premiers soleils du printemps pour esquisser tout un monde. Dans ces tableaux dorés, j'ai délicatement glissé les premiers personnages de mon roman graphique.
J'en ai fait mes premières photos. Puis, toujours dans mon palais mental, j'ai commencé un roman graphique rassemblant chaque nouvelle ligne contemplative et chaque nouveau voyage d'amour.
Vous l'aurez compris, mon roman graphique, c'est vous.
Si vous le permettez, j'écrirai en images un petit bout de votre histoire, avec l'aide de Dumas, Lamartine, Chateaubriand, Turner, Friedrich, et un peu Monet aussi. Ils se répartiront les rôles d'écriture et de dessin ; moi je j'en ferai un résumé délicat, bien mieux que ne le ferait ChatGPT, d'ailleurs je n'utilise l'IA que très occasionnellement.
Alexandre Dumas n'écrivait pas seul. Il faisait faire le gros du travail par ses collaborateurs parmi lesquels l'Histoire retiendra Auguste Maquet.
Le génie créateur, c'est Dumas, la petite main besogneuse et discrète, c'est Maquet.
Je n'ai rien de mieux pour me présenter à vous que d'oser cette comparaison maladroite : je suis le Maquet du Bon Dieu quand je grave vos histoires à l'encre de mes yeux émerveillés sur papier glacé.
Pas de bon roman graphique sans le Bon Dieu.
Écrivez-moi, on n'en est qu'au prologue là ... et vous suivez le cours d'une longue métaphore filée.
Invitez-moi à vivre un tout petit bout de vie avec vous !
Je suis la photographe qui court après le témoin qui est parti avec les alliances, celle qui fait des constructions en bois avec vos enfants, celle qui rassure la maman du marié sur le parvis avant la messe, celle qui fait rire les petits et les grands (parfois malgré elle, mais toujours avec élégance), celle qui missionne les témoins pour le bouquet, le voile, le verre d'eau, celle qui rappelle au marié de glisser la prière des époux dans la poche de sa veste, celle qui bien souvent conseille la mariée et ses témoins quand finalement, à la dernière minute, la mariée réalise que le voile posé comme ça, c'est moche.
Bref,
Ouvrez le roman de votre vie à la page de votre choix, invitez moi à en faire la lecture, au coeur de votre foyer, noyée dans vos éclats de rires ou vos fontaines de larmes, entrainée joyeusement dans vos univers rocambolesques, délicatement émue de ce qui comble vos coeurs avec tendresse ; je veux, à la lecture de ces quelques lignes dévorées avec vous, tracer l'esquisse attendrie de votre chapitre à vous et me laisser embarquer au large de votre univers singulier. Bien mieux qu'un bon Dumas.
Alors ?
On dépoussière la bibliothèque et on signe ?